De retour d'Afrique.
Elles sont discrètes mais néanmoins assez fidèles à la région. Depuis plusieurs années, nos routes se sont souvent croisées mais c'était souvent au détour d'un chemin, au bord d'une petite route et d' assez loin.
Je les observais et lorsque je pensais avoir enfin remarqué une habitude, c'était terminé, je ne les voyais plus.
Cette année enfin la chance m'a sourit et lorsqu'un ami m'a dit qu'elles avaient élu domicile dans une vieille ruine derrière sa maison au milieu du bocage normand, ce fut pour moi une grande joie.
Aussitôt un affût était installé, d'abord assez loin de la ruine puis rapproché régulièrement et finalement complètement adopté par les oiseaux. La photographie pouvait alors être envisagée.
Houpoupoup...houpoupoup...annonçait son arrivée sur le reste de toit de la ruine.
L'originalité de son vol est l'un des traits les plus frappants de la huppe. Les ailes en palettes arrondies donnent quelques battements lents ou rapides puis se ferment brièvement avant une nouvelle série.
L'essentiel de sa nourriture est fait de gros invertébrés ramassés à terre. Toute cavité peut être occupée par une huppe ; un trou de pic dans un arbre ou une niche plus ou moins profonde dans un vieux mur ou sous un toit, lui procureront un site idéal pour élever ses jeunes.
La huppe passe pour un oiseau malpropre, au nid affreusement puant. En réalité, la femelle rejette hors de la cavité les crottes des petits dès qu'elles ont séché puis vers la fin de leur séjour les jeunes projettent eux même leurs déjections en dehors.Toutefois, dans un nid trop étroit ou trop profond, l'évacuation devient difficile et la nichée croupit dans un cloaque nauséabond. A cela s'ajoute encore une sécrétion particulière de la glande du croupion, propre à la femelle et aux poussins jusqu'à l'âge de 30 jours. Ce suint brun noir dégage une forte odeur et peut servir de répulsif contre d'éventuels prédateurs.